Les Français semblent se reposer aujourd’hui sur l’Etat et ce, de façon exclusive, quand on aborde le sujet des politiques familiales. Au regard des nombreuses parties prenantes, c’est une façon de négliger le rôle que la sphère privée et ses multiples acteurs pourraient jouer en leur faveur.

Sceller la complémentarité de la sphère privée et publique pour soutenir les politiques familiales.

Aujourd’hui, les parents se trouvent en manque d’interlocuteurs pour répondre aux questions relatives à la famille. De petits réseaux se forment entre parents ou avec le médecin de famille mais n’offrent pas une information limpide et précise. Pourtant, bon nombre d’acteurs sont en fait impliqués dans le processus à la fois d’information et de soutien aux familles.

Du côté des pouvoirs publics, l’Etat définit les politiques familiales publiques (sécurité sociale, travaille avec la CNAF) tandis que les mairies agissent au niveau local sur des questions comme le mode de garde ou l’accès à l’information. Ce sont des médiateurs tantôt facilitateurs tantôt contraignants. Ils peuvent en effet imposer certaines règles aux entreprises telle que le respect de la parité (avec un effort fait sur la politique familiale de fait), surtout pour les plus grandes entreprises.

Du point de vue de la sphère privée, on rencontre la CNAF (voir notre article à ce sujet ici) qui est en charge d’informer et d’aider financièrement les familles grâce aux aides et subventions.

Les entreprises quant à elle sont largement désengagées de cette démarche à l’heure actuelle. En effet, si l’Etat est une force en partie contraignante, le respect des lois forçant l’équilibre du marché du travail et le soutien des familles est à la peine (cf “name and shame” de Marlène Schiappa).

Avec une prise de responsabilités contrastées, la richesse et la complémentarité de ces acteurs sont aujourd’hui négligés. La mise en place de think tank de la CNAF avec des CAF, des entreprises privées et des professionnels de santé, mais aussi des parents prouve l’importance du dialogue entre les différentes parties prenantes pour innover et penser des solutions d’accompagnement des parents pertinentes. La naissance de réseaux de solidarité entre parents au sein d’entreprises témoigne quant à elle du besoin existant tout en soulignant l’absence de l’entreprise elle même.

On constate alors un problème tant de fond que de formes. S’il est important de s’attaquer au sujet lui même des politiques familiales il ne faut pas négliger son côté pratique : définir le rôle de chaque acteur (entreprise, médecin, pouvoirs publics), penser le cadre législatif (jusqu’où imposer? comment contrôler et sanctionner?).

1,2,3 Crèche ! travaille chaque jour pour créer une meilleure collaboration entre les employeurs, leurs salariés, et les pouvoirs publics. Que vous soyez salariés, employeur ou acteur de la parentalité en France, contactez-nous pour discuter d’actions concrètes !

 

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